Voilà plus de 10 ans qu'un chèvrefeuille (ne me demandez pas lequel) grimpe fièrement à l'assaut de notre pergola. Son parfum suave embaume nos soirées et nos petits déjeuners. Son feuillage persistant habille le pilier le plus à l'ombre de la pergola (celui qui se trouve le plus à gauche sur la photo ci-dessous).

 

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Comme souvent chez les grimpants, une épaisse masse de tiges mortes s'est accumulée avec le temps sous le feuillage sain. Cela faisait un moment déjà que je ressentais la nécessité de le tailler. Mais l'angoisse du sécateur m'empêchait d'agir. Et s'il ne s'en remettait pas ? Allez, allez !! Bien sûr que non ! Prends ton courage à deux mains et taille dans le vif.

 

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Et voilà comment, début avril, je me suis courageusement attelée à la tâche. Après avoir coupé la partie supérieure du chèvrefeuille, j'ai atteint la couche de bois mort. Mais une fois toutes ces branches éliminées, il me restait à décider du sort des grosses branches. Fallait-il les couper aussi pour inciter la plante à repartir du pied ? Ou bien au contraire, ces charpentières pouvaient-elles produire de nouvelles pousses ? Dans le doute, j'ai préféré  les garder. Il serait toujours temps de les supprimer si elles ne produisaient rien. Et puis, dans le pire des cas, elles pouvaient servir de support aux nouvelles pousses parties du pied.

 

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Il me restait à attendre. Attendre. Attendre. Et prier. Mais il ne m'aura pas fallu attendre bien longtemps. A peine 15 jours plus tard, de nouvelles pousses partaient du pied du chèvrefeuille. Quelques temps après, j'ai eu la belle surprise de constater que de jeunes feuilles sortaient des grosses branches. Et cela, de façon tout à fait spectaculaire. En fait, l'écorce s'est desquamée, laissant apparaître les bourgeons. Et tel un poussin qui sort de sa coquille, le jeune feuillage s'est extirpé de cette écorce. Un vrai petit miracle de la nature.

 

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